Laura Bickerton : d'Oxford à Strasbourg pour travailler sur les systèmes hors-équilibre en chimie supramoléculaire

Laura a rejoint en 2025 le groupe du Professeur Giulio Ragazzon en tant que post-doctorante, après un cursus universitaire en Grande-Bretagne. Laura est également membre du board de WISC (Women In Supramolecular Chemistry), un réseau international dont l'objectif est de créer un sentiment d'appartenance et de soutenir l'évolution de carrière des femmes à tous les stades, au sein de notre communauté.

 

  • Pouvez-vous nous parler de votre parcours universitaire jusqu'à présent et de ce qui vous a amenée à choisir ce domaine de recherche ?
    J'ai obtenu ma licence en biochimie et chimie biologique à l'université de Nottingham, où je me suis passionné pour la chimie supramoléculaire pendant les cours du professeur Neil Champness. J'aimais également beaucoup le travail en laboratoire, ce qui m'a conduit à poursuivre des études de doctorat. Sous la supervision des professeurs Matthew Langton et Paul Beer à l'université d'Oxford, j'ai travaillé sur la conception de transporteurs transmembranaires à liaison halogène et sensibles aux stimuli. Cette recherche intégrait la chimie synthétique et l'analyse physico-chimique afin d'élucider comment la conception supramoléculaire peut être exploitée pour contrôler la fonction moléculaire.
    J'ai ensuite rejoint le groupe Lusby à l'université d'Édimbourg, où je me suis intéressée au rôle des cages métallo-organiques dans la catalyse, là encore en exploitant les interactions supramoléculaires. Aujourd'hui, en tant que post-doctorante au sein du groupe du Professeur Giulio Ragazzon, je combine mes compétences antérieures pour étudier les systèmes de non-équilibre induits par la catalyse à travers les membranes lipidiques.
  • Que vous apporte l'environnement de recherche à l'ISIS sur le plan professionnel et personnel ? 
    L'environnement de recherche à l'ISIS offre une forte concentration d'expertise en chimie supramoléculaire, en chimie des systèmes et en phénomènes hors équilibre. Sur le plan professionnel, cela m'a permis d'appliquer et d'étendre mon expertise, en atteignant des objectifs scientifiques ambitieux grâce à des collaborations qui n'auraient pas été possibles ailleurs.
  •  Quels sont vos souhaits et vos projets pour l'avenir ?
    Mon objectif immédiat est de consolider mon expérience et d'élargir mes compétences grâce à des recherches à l'interface entre la chimie, la biologie et la physique. À plus long terme, je souhaite pouvoir travailler dans des environnements où je pourrai mettre en pratique une réflexion scientifique rigoureuse, la collaboration et le mentorat.

     

  • Qu'appréciez-vous dans votre vie à Strasbourg et en Alsace ?
    Strasbourg est un endroit magnifique où vivre, et son caractère international favorise les échanges et les rencontres, aussi bien dans le milieu académique qu’en dehors… et bien sûr, je ne peux pas me passer du pain français !

     

  • Si vous deviez citer la chose dont vous êtes la plus fière (sur le plan professionnel ou personnel), quelle serait-elle ?
    Sur le plan professionnel, je suis très fière des relations que j'ai nouées au fil des ans, que ce soit avec les membres de mon groupe, les futurs leaders du CAS ou le WISC (Women & Inclusion in Supramolecular Chemistry). Tous mes amis et mentors ont eu une grande influence sur mon développement scientifique et mes recherches, et continuent de façonner ma manière de travailler et de collaborer.
    Sur le plan personnel, je suis fière d'avoir déménagé à Strasbourg de manière indépendante et de m'être adaptée à un nouvel environnement de recherche.
     
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